Soutien aux inculpés du 11 Novembre : Répression après les grèves/manifs du 19 mars.
[fr] [de] [en] [es] [it] [pt] [ru]
Une
DANS CETTE RUBRIQUE :
Répression après les grèves/manifs du 19 mars.

lundi 23 mars 2009, par Rédacteur

Le 19 mars avaient lieu partout en France des manifestations, notamment appelées par les différents syndicats qui réclament des mesures en réponse à la crise économique.

En de nombreux endroits les fins de manifestations ont été l’occasion d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ces dernières procédant à des arrestations massives. De peur de "graves troubles sociaux", le gouvernement veut visiblement signifier que quiconque lutte avec un peu trop de détermination risque d’être arrêté, et mis en prison.

La banalisation de l’arbitraire et des mesures d’exception ne concerne pas seulement les procédures antiterroristes. Il s’agit aussi des toujours plus fréquentes arrestations de fin de manif, des comparutions immédiates, des grossiers montages policiers visant à "charger" des manifestants pris au hasard, etc.

Entre autres opérations répressives de ce 19 mars, notons :
- à Paris, à la suite d’incidents place de la Nation (où se terminait la manifestation), 300 interpellations, 49 poursuites judiciaires.
- à St Nazaire, après de longs affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, 8 comparutions immédiates, 7 peines de prison ferme. (10 autres personnes passeront plus tard en procès, dont 2 ont été maintenues en détention).
- à Toulouse, lors d’une redistribution de nourriture au Monoprix par 300 personnes, intervention des BACs : une personne blessée à l’oeil par un flashball. S’en suivent des affrontements, 5 arrestations.
- à Nantes, où des commerces ont été saccagés après la manif syndicale, 5 arrestations.

Mais aussi à Clermont-Ferrand, arrestation pour des tags, à Rouen, arrestations après le saccage du Medef, à Lyon, arrestations après une manifestation sauvage, et certainement bien d’autres encore.

Tentative de tuer dans l’oeuf une radicalisation du mouvement social que tout le monde pressent ? A double tranchant... Si la police et la justice échouent à distiller la peur des arrestations, des tabassages et de la prison, c’est toujours plus de rage qu’ils devront affronter.